Connections et Résonances

 

La connexion entre le souffle et le son, la mise en résonance:

 

Un dosage fin pour un bon équilibre de la phonation.

Le chant, depuis l’inspiration jusqu’au son résonnant dans l’air extérieur, est la mise en coordination de tous les éléments que nous venons d’énoncer et il faut toujours veiller à l’équilibre et au dosage des différents paramètres qui participent à la phonation, pour aboutir à un geste chanté unique correct. 

 

On a vu que le système de gestion du son régule, grâce à une écoute active, la fourniture laryngée et le renforcement de certaines harmoniques dans les résonateurs, en fonction d’une voix, d’un timbre de référence. Le système de gestion régule aussi l’alimentation en air à partir d’un état physique de référence pendant l’inspiration et veille à la connexion entre le souffle et le son lors de l’expiration.

Aussitôt qu’il y a un dosage défaillant, on a un déséquilibre au niveau d’un ou plusieurs des paramètres de la phonation avec des conséquences immédiates( défaut de justesse, incapacité à tenir la ligne de chant, vibrato trop large ou trop serré par exemple, incapacité à émettre les sons graves ou les sons aigus, air dans la voix, épaississement ou blanchiment du timbre….).

 

Voici un exemple de l’importance d’un bon dosage afin d’obtenir un équilibre permettant de chanter correctement.

On peut définir l’état neurophysiologique pendant une production vocale correcte par cette phrase :

« La tonicité dans la détente. ».

Prenons l’exemple de la respiration, première étape du processus chanté, c’est une action dynamique, tonique, mais qui doit être accompli dans la détente. D’un excès de tonicité (mauvais dosage) lors l’expiration il résulte une pression sous-glottique importante (déséquilibre) qui provoquera de l’air dans la voix ou un vibrato anarchique. A l’inverse, si, sous prétexte de relâchement, l’effort pour garder le thorax ouvert et les côtes basses écartés manque de tonicité il y aurait immédiatement des incidences sur la justesse, la tenue du son ou le vibrato. On voit bien au travers de ces deux exemples inverses, qu’il s’agit d’un réglage assez fin, et qu’il faut sans cesse travailler au bon dosage pour avoir une production vocale correcte.

 

Exemples d’exercices destinés à la coordination du geste vocal

sur une hauteur de son confortable

 

- On inspire profondément et on file le son sur le phonème MA jusqu’à l’expiration totale du souffle. On veillera à bien sentir le souffle sur l’attaque bouche fermée du M qui permet de placer la voix à l’endroit correct et à ce que le son soit toujours portés par le souffle et on essaie de fixer la sensation lorsque le geste est correct.

- On vocalise sur l’octave montant et descendant en veillant à chanter correctement sur le souffle et à ne jamais quitter le point d’impact de la voix.

- On puisera dans le répertoire des airs propres à favoriser le travail sur la tenue du son sur le souffle

 

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